quels records du monde seront en danger lors des finales de la Diamond League ?
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quels records du monde seront en danger lors des finales de la Diamond League ?

DIAMOND LEAGUE 2026 – La saison de la Ligue de Diamant s’achève à Bruxelles ce week-end. Plusieurs records du monde pourraient tomber.

Quelques jours après une soirée historique à Zurich, où les records du monde du 100m haies féminin et du 400m haies masculin ont été battus et où le concours de perche masculine est entré dans une nouvelle dimension, il est impossible de rester impassible à l’aube des finales de la Ligue de diamant.

Cette année, cinq records du monde ont été battus dans un stade, auxquels il faut y rajouter ceux du semi et du marathon masculin, celui de la perche masculine même si c’était en salle, et sept autres, dans des disciplines qui se pratiquent exclusivement en indoor. Rares sont les saisons aussi prolifiques. Ainsi, au terme d’une année 2026 hors normes, Dicodusport a écumé les différentes disciplines et dresse un panorama des records du monde en danger à l’approche des finales.

100m haies féminin et 400m haies masculin

Les deux courses seront en fin de programme lors de la dernière journée avec le 800m féminin notamment. Le meilleur pour la fin, comme on dit. En effet, quelques jours après avoir cassé de nouvelles limites, Masai Russell et Alison dos Santos seront forcément au cœur de toutes les attentions dans la capitale belge.

La première a cassé la barrière des 12.10 au Letzigrund en abaissant le record du monde jusqu’alors propriété de Tobi Amusan (12.12) en réalisant un temps canon de 12.09. Si de nombreux facteurs météorologiques pourraient avoir un impact non négligeable sur une éventuelle nouvelle performance record (vent, température, pluie éventuelle), on ne peut écarter une nouvelle prouesse de la championne olympique et un chrono qui s’approcherait de la barre improbable des douze secondes.

Le second a pris tout le monde de court jeudi dernier, en pulvérisant Karsten Warholm et son record du monde, qui était alors de 45.94. Parti très vite dans les premiers 200 m, dos Santos s’est ensuite détaché dans le virage avant de réaliser une ligne droite comme s’il n’avait que 200m dans les jambes.


À l’arrivée, un temps corrigé de 45.80 et un nouveau record du monde. Tout indique qu’on peut de nouveau attendre un chrono dément à Bruxelles, dos Santos étant toujours frais (ce ne sera que sa troisième course du mois). Seulement, cela sera sans Rai Benjamin (43.83 sur 400m plat cette saison) et Karsten Warholm, qui a choisi de faire l’impasse pour des raisons de prize money et pour privilégier l’Ultimate Championship, nouvelle compétition de World Athletics.


Saut à la perche masculin

D’un record du monde, on peut rêver là aussi. À Zurich, Armand Duplantis et Emmanouíl Karalís nous ont offert un concours d’anthologie, conclu avec une barre à 6.25 m pour le Suédois et 6.20 m pour le Grec, record national au passage.

La discipline semble atteindre de nouveaux sommets et Duplantis semble enfin trouver un rival (presque) à sa hauteur. L’émulation entre les deux hommes pourrait tout à fait mener à de nouvelles hauteurs. Il n’est pas interdit de penser que le concours pourrait se jouer à 6.30 m avant une éventuelle tentative de record du monde.

800 mètres hommes et femmes

On se dit que ce n’est qu’une question de temps avant de voir tomber la marque de Jarmila Kratochvílová, le plus vieux record du monde de l’athlétisme (1:53.28 en 1983). Poussée par une concurrence ultra-rapide représentée par Femke Broeders-Bol (1:54.71) et Kelly Hodgkinson (1:54.33), Audrey Werro ne cesse de grapiller des dixièmes et de se rapprocher de Kratochvílová.

En un an, la Suissesse est entrée dans une nouvelle dimension, abaissant son record personnel de deux secondes (1:53.70 contre 1:55.91). Elle a couru à trois reprises sous les 1:54 (soit plus que Kratochvílová) et semble désormais prête à faire tomber la marque de la Tchèque.

Chez les hommes, Emmanuel Wanyonyi et Djamel Sedjati nous ont rappelés qu’il fallait également compter sur eux. Ayant tous les deux couru en moins d’1:42 à Zurich, les deux hommes sont en pleine forme et pourraient profiter de la concurrence féroce menée par Marco Arop pour approcher le temps d’1:40.91 réalisé par David Rudisha lors des Jeux Olympiques de Londres. Rien d’impossible pour Wanyonyi, qui a déjà couru en 1:41.11 en 2024.

On peut également rêver

S’ils paraissent moins probables, on ne peut pas totalement exclure un record du monde dans les disciplines suivantes. Ayant bondi à 18.15 lors des Championnats d’Europe, Andy Diaz Hernandez sera l’homme à battre à Bruxelles. Après avoir pulvérisé son record personnel de 35 centimètres, le Cubain naturalisé italien n’est plus qu’à 14 centimètres du triple bond légendaire de Jonathan Edwards. Si la concurrence, menée par Pedro Pichardo en premier lieu, est au rendez-vous, le concours du triple saut pourrait nous offrir quelques frissons.

Sur la piste où Aries Merritt avait établi son record du monde du 110m haies (12.80) en 2012, le nouveau détenteur Ja’Kobe Tharp (12.75) tentera de faire parler la poudre. Rien n’est moins sûr cependant, l’Américain ayant réalisé son chrono tôt dans la saison. Il vient de rentrer en s’imposant en Silésie avec un temps de 13.05.

Le 400m masculin pourrait aussi être explosif à la faveur des 43.38 et 43.44 réalisés par Samuel Ogazi et Collen Kebinatshipi cette année. Le record du monde de Wayde van Niekerk (43.03 en 2016) reste encore à distance cependant. Des deux, c’est Kebinatshipi qui semble le plus régulier sous les 44 secondes. Cela tombe bien, le Botswanais sera le seul des deux engagé à Bruxelles et vient d’ailleurs de remporter le meeting de Silésie en 43.59.

Enfin, cette saison, Julian Alfred a couru le 200m en 21.51, devenant la troisième meilleure performeuse de tous les temps et se rapprochant du record du monde de Florence Griffith Joyner (21.34). Ce sera sans doute trop juste pour Bruxelles, mais qui sait ?

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